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UNE PERTE À PLEURER S’ajoutent également les coûts encourus pour la réalisation d’une étude de marché pour évaluer le succès potentiel de l’entreprise. Ce document n’était pas encore disponible lors de l’adoption du projet en Conseil central le 9 avril 2003. «Il fallait mettre sur pied la fiducie opératrice. Afin d’aller chercher du financement, ça prenait un document béton afin de convaincre la Caisse d’économie des travailleurs et travailleuses du Québec de nous donner un prêt hypothécaire à cette fin», affirme Jonathan Harvey, secrétaire général de la FAÉCUM. Un bar peu rentable L’édifice, maintenant la propriété de Peel Pub Canada, devait être rénové de fond en comble. Fonctionnant à perte lors du projet d’acquisition, l’entreprise nécessitait plusieurs rénovations pour pouvoir assurer une pérennité de gestion. Au-delà du lustre à redonner au zinc et au plancher de danse, «il y avait les deux tiers des électroménagers et de la batterie de cuisine à remplacer. Avec l’équipement à notre disposition, ça n’aurait pas été possible d’assurer une offre de repas quotidienne», confirme Patrick Handfield, gérant du bar maintenant appelé Peel Pub Lacombe. Surenchère au fil d’arrivée Pour faire une offre concurrentielle, la FAÉCUM a été contrainte par l’ancien propriétaire, Martin Baeuker, de bonifier sa proposition de plus de 100 000 dollars afin de doubler le groupe Peel Pub au fil d’arrivée. Un geste qui a forcé la Fédération à abandonner le projet à la rentrée. «Dans ce jeu, la FAÉCUM a joué le rôle de la chèvre afin d’attirer des investisseurs potentiels. L’offre faite à la Fédération ne servait qu’à attirer des investisseurs qui ont certainement un pouvoir d’achat beaucoup plus grand et pour qui la capacité de payer en cas de rénovations majeures n’est pas un problème», analyse Claude Ananou, spécialiste en démarrage d’entreprise à HEC Montréal. Claude Ananou s’interroge la comparaison faite au départ par la FAÉCUM avec le succès du Pub de l’Université Laval. «Le bar de l’Université Laval est situé sur un campus fermé où le transport en commun est déficiant et où la concurrence est à plusieurs kilomètres. En ce sens, je crois que la comparaison de la FAÉCUM était plutôt boiteuse». |
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