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L'UNION FAIT LA FORCE...PRISE DEUX «À la première rencontre du 12 février, six personnes ont fait acte de présence. Mais via le site du regroupement (www.lalternative.ca), nous faisons le décompte actuellement de 68 visiteurs. C’est une progression qui nous encourage, bien que ce soit un projet naissant», explique Barbara Ravel, co-fondatrice de l’Alternative. Un mouvement qui a eu la vie dure L’idée d’un regroupement d’étudiants et d’étudiantes gais et lesbiennes n’est toutefois pas neuve. De 1993 à 1998, le Triangle Rose a survécu tant bien que mal à l’absence de locaux fixes sur le campus. En 1998, il comptait 278 membres. La politique de financement des associations étudiantes est claire. La Direction des Services aux étudiants, chargée d’appliquer la loi 32 sur le financement des associations étudiantes, n’offre la possibilité qu’aux associations départementales d’obtenir de l’argent par les cotisations étudiantes. Cependant, pour ce genre de regroupement, il y a possibilité de recevoir un financement pour la tenue d’activités sur le campus (venue d’un conférencier, affichage, publication d’un journal). Afin d’éviter une répétition de l’histoire, l’Alternative propose donc un changement de formule. Pour l’instant, le regroupement s’attache plus à la création de liens de solidarité qu’à la consolidation du groupe avec un comité exécutif en bonne et due forme. «Bien que cela fasse partie de nos plans, nous attendons qu’un nombre suffisant de personnes adhèrent au mouvement. Nous sommes quatre militants [les quatre membres fondateurs] qui sont rendus aux deuxième et troisième cycles. Pour consolider l’initiative, nous attendons qu’un nombre assez important d’étudiants au premier cycle intègrent le mouvement, afin d’assurer le maintien d’une organisation dans l’avenir», explique Barbara Ravel. Démarches en cours L’Alternative a entrepris des démarches auprès du Service d’action humanitaire et communautaire et de la Fédération des associations étudiantes du campus de l’Université de Montréal afin d’obtenir un financement stable qui assurerait la pérennité de l’organisation. Un financement qui devient une nécessité si l’on compare l’Université de Montréal aux autres campus montréalais. À titre indicatif, le Queer Union de l’Université Concordia existe depuis le début des années 1970 et rallie de 3500 à 4000 étudiants. Du côté francophone, l’UQÀM compte deux associations de ce type. Le Répit UQÀM, ouvert en 1997, vise à fournir une aide psychologique aux étudiants homosexuels. Quant au Farfadet, inauguré en 2001, il mise plutôt sur la tenue d’activités sociales entre les membres de la communauté. Cependant, aux yeux des militants de la première heure de la jeune organisation, la situation du campus de l’UdeM ne peut se comparer à celle du campus du Quartier latin, «compte tenu de la proximité du Village gay», explique Éric Bilodeau. Autre faiblesse : le manque de publications de la communauté homosexuelle sur le campus. Le magazine Fugues, distribué dans les pavillons de l’UQÀM adjacents à l’intersection Saint-Denis et Sainte-Catherine, n’est disponible qu’à un seul bâtiment du campus de l’UdeM, au Pavillon de l’aménagement.
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