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DES TROUS DANS MON RÊVE Mais voilà, je tâtonne vers des solutions et je me propose ici d’en faire le tour. Je pose donc une question: qu’en est-il du véritable apprentissage? S’engager avec l’idée de ce que nous comptons devenir, trouver les mentors et se satisfaire d’une seule discipline (sans porter d’œillères) : devenir maître. La véritable maîtrise. Il est généralement tenu pour acquis qu’il s’agit là de quelque chose d’irréaliste, de non actuel ou de réservé à d’autres (à qui?) pendant que chacun souffre d’un flagrant manque de sens et d’identité. Pourquoi s’acharne-t-on donc à ne rien apprendre d’autre que d’afficher de bonnes performances et à établir une situation «enviable»? Il y a d’abord un système scolaire qui retire de chaque individu le goût d’apprendre, une chose si naturelle! Tous les enfants adorent apprendre, jusqu’à ce que ce soit associé à l’ingurgitation d’informations peu pertinentes. Le tout sous peine d’être considérés comme socialement ratés. En fait, mis à part ceux qui n’ont pu jouir de stimulations intellectuelles soutenues à la maison, la plupart des enfants réussissent à l’école primaire les deux doigts dans le nez. Afin que tous soient «égaux», on nivelle ensuite par le bas. Pourtant tous, nous aimons faire, essayer et vivre de nouvelles expériences jusqu’à ce que nous soyons tellement blasés, démotivés et terrifiés par un système exigeant mais si peu payant que la seule idée du changement nous arrête. Une fois l’emboîtement académique complet, il s’agit ensuite d’aller performer dans des tâches dont nous n’avons jamais même soupçonné l’existence et que nous avons encore moins rêvé de faire! En conséquence, trop de gens rangent leurs idées de grandeur aux oubliettes. Assimilation au dénominateur commun, trop commun. Et d’autres, « mieux » informés, auront déjà éliminé toute possibilité d’épanouissement avant même d’entreprendre leur vie professionnelle! À contre-sens, plusieurs écoles dites «alternatives» se sont donné pour mission d’enrayer ces problèmes. Toutes visaient plus ou moins à donner plus aux élèves tout en étant mieux adaptées aux besoins individuels. Certaines ont été plus concluantes que d’autres, comme la pédagogie de Célestin Freinet (www.freinet.org) ou celle de Waldorf (www.awsna.org) : «…lorsque les enfants font l’expérience de ce qu’ils apprennent, ils sont alors intéressés et engagés…(tdlr)». Toutes s’entendent sur un point bien particulier : apprendre, c’est faire. Être assis sur un banc et écouter le discours d’un érudit (ou d’un idiot, c’est selon) sur un sujet donné, on n’apprend rien. Au mieux, on mémorise certains concepts ou techniques, mais seulement lorsqu’on les appliquera, on apprendra. Alors, tout d’abord faire pour apprendre, ensuite faire une chose, pas dix. Au cours des prochains mois, je me propose donc de faire un survol de ce qui mine l’épanouissement individuel des travailleurs d’aujourd’hui et des solutions qui sont déjà en application ou à l’étude à certains endroits dans le monde. J’aimerais que cet exercice ne soit pas celui d’un intello qui parle tout seul. J’aimerais que les solutions soulevées et que les problèmes considérés apportent quelque chose. Je vous invite donc très fortement à partager vos idées, à participer au Quartier Libre et, pourquoi pas, réorienter votre plan de carrière! La plupart des spécialistes du milieu ne doutaient pas de la fiabilité du système GSM, d’autant plus qu’il avait été maintes fois renforcé au cours des dernières années. Le chercheur Biham a toutefois démontré, preuves à l’appui, qu’un assemblage simple et rapide des données cryptées d’un échange à l’aide d’un téléphone mobile était réalisable : «Pendant que la conversation est toujours encryptée, le système de sécurité GSM peut être brisé très facilement à l’aide d’un ordinateur portable utilisant un décrypteur d’algorithmes. À partir de cet instant, il devient nécessaire d’enregistrer la conversation, pour ensuite briser le code de sécurité. Subséquemment, il sera possible de l’appliquer lors d’une conversation future.» Vous avez dit Big Brother? Voulant éviter tout risque d’exploitation malhonnête de cette carence du système GSM, le professeur Biham et son équipe ont pris soin de faire parvenir aux autorités responsables de cette technologie une copie de leurs résultats de recherche. Le tout dans le but d’apporter les correctifs nécessaires et de faire breveter leur découverte, réservant ainsi son utilisation à des fins gouvernementales ou policières. Au Canada, la loi est claire sur le sujet: la communication téléphonique mobile reste en tout temps privée. Le Code criminel stipule même que «toute interception de radiocommunication malveillante ou à titre lucratif est considérée comme étant une infraction». Seule une utilisation justifiée dans le cadre d’une enquête sur un particulier est soustraite à cette loi, la technologie GSM se voulant, dans ce cas précis, un allié unique. D’ailleurs, le Canada ne fait pas figure de cavalier seul dans ce domaine. Plusieurs pays emploient eux aussi les capacités de localisation de ce système. Selon le magazine Sciences et Avenir, depuis le 1er octobre 2001, les utilisateurs américains de téléphones portables peuvent composer le 911 à partir de leur appareil, et les services d’ur-gence sont en mesure de les retracer automatiquement, à condition que ce même té-léphone reste ouvert. Par ailleurs, en Espagne, les divers corps policiers emploient fréquemment la géolocalisation dans le cadre de la lutte contre le crime organisé, où nombreux sont ceux qui utilisent un téléphone mobile pouvant être repérés. Ces applications louables et nécessaires ne peuvent toutefois pas nier le caractère arbitraire qui les englobe. N’importe quel gouvernement ou autorité policière, avec la découverte de cette faille au sein du système GSM, pourraient aisément l’utiliser, de manière injustifiée, à des fins personnelles, prétextant le maintien d’un certain niveau de sécurité sur le territoire. Nombre d’organismes, tel le Commissariat à la protection de la vie privée au Canada, dénoncent farouchement depuis des années les risques potentiels d’intrusion dans la vie des individus, principalement en ce qui concerne les dispositions relatives à l’informatique et aux nouvelles technologies (dont les téléphones cellulaires). Pourront-ils constituer un contrepoids efficace face aux abus? Entre sécurité et droit à la vie privée, le débat est désormais lancé. Le fonctionnement de cette technologie est relativement simple. Comme l’explique l’International Engineering Consortium, le réseau GSM est divisé en différentes zones géographiques composées de cellules numérotées, permettant ainsi aux opérateurs de repérer aisément une cellule précise par l’envoi d’ondes satellites, selon leur position, à condition, bien entendu, que le téléphone cellulaire recevant l’appel soit ouvert. |
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