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FLAGRANT DÉLIT D'INDIFFÉRENCE Une situation qui perdure À la Fédération des associations étudiantes du campus de l’Université de Montréal (FAÉCUM), Christian Bélair, coordinateur aux affaires institutionnelles, ne s’est dit aucunement surpris par la situation. En fait, les vols dans les locaux des associations et des cafés étudiants sont monnaie courante déjà depuis quelques années. Préoccupée par la croissance du problème, la FAÉCUM a justement fait parvenir à ses membres au début du mois de janvier un questionnaire qui lui permettra de faire le point sur la situation et ainsi émettre les recommandations qui s’imposent, a affirmé Christian Bélair. Du côté des associations étudiantes, même son de cloche: les vols ne sont pas une réalité nouvelle. Après en avoir été victime à la mi-janvier, l’Association étudiante du Département de psychologie s’étonne presque que son café n’ait pas encore été la cible des voleurs. «Les années passées, le café se faisait voler pratiquement à chaque session», a affirmé Kevin Johnson, président de l’Association. L’inaction du Bureau de la sécurité Par conséquent, la FAÉCUM croit qu’il incombe de remettre en question l’action, ou peut-être devrait-on dire l’inaction, de la sécurité. «Le plus frustrant dans tout cela, c’est que la sécurité semble appliquer une politique de deux poids, deux mesures, défavorable aux associations. Les agents ne sont jamais là lorsque surviennent les vols, mais quand les étudiants organisent des 5 à 7 ou des partys, ils accourent en grand nombre sur les lieux», déplore Christian Bélair. Perte de confiance envers la sécurité C’est pourquoi, faute de voir la situation se corriger, les associations étudiantes rapportent de moins en moins les vols dont elles sont victimes, constate la FAÉCUM. Pour sa part, victime de vols répétés, l’Association étudiante du Département d’anthropologie a récemment porté plainte à l’Ombudsman dans l’espoir qu’une fois pour toute la sécurité prenne les choses en main. Or, de l’avis de la direction, il semble que tout ait été fait dans les règles et donc aucune mesure ne sera entreprise afin de renforcer la sécurité. Au Bureau de la sécurité, le directeur, Marcel Descart, a d’ailleurs admis n’avoir été informé que d’un seul vol depuis le début de l’année en cours. Selon lui, il ne fait cependant nul doute que la prévention sur laquelle mise le service depuis son entrée en fonction comme directeur en 2000, porte fruit. En effet, le montant total des vols dans les associations et les cafés étudiants a diminué au fil des années, passant de 11 000$ en 2002 à 940$ en 2004. Quant à Alain Tremblay, responsable de la surveillance le soir et la fin de semaine, il a affirmé ne pas être davantage au courant des récents vols. Toutefois, d’après lui, il est difficile d’exiger plus, compte tenu de la libre circulation des usagers ainsi que des exigences du service d’incendie qui interdisent que les portes soient verrouillées de l’intérieur. Des mesures de sécurité déficientes Reste que les mesures de sécurité en place le soir et la fin de semaine, moments où sont commis les vols, sont largement insuffisantes. En effet, le nombre d’agents de surveillance et de sécurité fait cruellement défaut. Ainsi, en moyenne, il n’y a que deux agents de surveillance par pavillon et cinq agents de sécurité qui font le tour du campus. De plus, les systèmes de sécurité aux portes et aux fenêtres ne sont pas généralisés à l’ensemble des pavillons. Néanmoins, a affirmé Descart, la direction projette de munir d’ici cinq ans toutes les issues de caméras de surveillance sensibles au mouvement. Une fin décevante Malgré un effort des plus appréciés par l’entraîneur-chef lors de ces deux rencontres, les jeunes athlètes des Carabins n’auront pas été en mesure de vaincre leurs démons durant les séries éliminatoires. Elles avaient pourtant bien commencé, menant le pointage par deux sets à un contre Laval durant la première partie. Les choses se sont gâtées par la suite et le Rouge et Or s’est réveillé pour dominer le reste de la fin de semaine, éliminant du même coup nos Bleus. «Je suis un peu déçu. Mais dans la conjoncture, si on considère la jeunesse du groupe et les blessures auxquelles nous avons dû faire face pendant la saison, je crois que je suis content de la saison», ajoute Chancy. Il ne faut surtout pas se cacher que le volley-ball féminin est très compétitif au niveau universitaire québécois. Les Carabins se sont classés au top 10 des meilleures équipes canadiennes tout le long de la saison pour finalement terminer au 7e rang, avec un dossier de 4 victoires et 8 défaites. Le Vert et Or de Sherbrooke a tout raflé cette saison, remportant haut la main la Conférence Québec en vertu de sa saison parfaite de 12 victoires. Seule l’Université de Calgary a fait mieux en terminant avec une fiche de 20 victoires en autant de tentatives. Les filles du Rouge et Or de Laval ont quant à elles pris la deuxième position avec trois gains de plus que les Carabins. Un sport en constante progression Le volley-ball est en pleine expansion dans les écoles secondaires et les collèges du Québec. De nombreuses jeunes filles se laissent charmer par l’intensité que procure ce sport amateur qui est pourtant si peu couvert dans les médias québécois. C’est cette expansion qui a, par le fait même, donné le goût à Chancy de démarrer un tournoi provincial scolaire comme activité de financement en 1997. Il aura su rapidement augmenter la notoriété de l’Université de Montréal puisque plus de 800 jeunes y participent, autant du coté masculin que féminin. «Le volley-ball est en très bonne santé. C’est un des sports les plus pratiqués au Québec, au Canada et dans le monde. D’ailleurs, si on regarde plus spécifiquement dans l’échiquier canadien, le Québec est reconnu comme un bassin fort du volley-ball.» Relève de la garde Dans ses nouvelles fonctions, Jean-Pierre Chancy sera une ressource administrative dévouée à soutenir les diverses équipes des Carabins, et ce, à plusieurs niveaux. C’est Olivier Trudel, son assistant, qui prendra les rênes de l’équipe la saison prochaine. «Jean-Pierre Chancy laisse un héritage qui va au-delà de la simple équipe universitaire. Il laisse une structure complète, verticale, qui permet à l’Université de Montréal de se nourrir à chaque année de nouveaux joueurs qui ont le potentiel de se rendre au niveau professionnel.» |
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