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PLEIN GAZ SUR LÉVIS Tout d’abord, voici une petite leçon de géographie qui aide à comprendre la problématique. La ville de Lévis, surtout connue pour un dénommé Alphonse qui y a vécu jadis et y qui aimait bien la coopération en milieu bancaire, a une frontière avec la municipalité de Beaumont. Je sais que votre appétit pour les délimitations municipales n’est pas grand au point de vous intéresser à Beaumont, mais ça pourrait changer. C’est que le projet de port méthanier devait tout d’abord se faire à cet endroit précis, mais les gens du coin, dans un geste que j’admire, ont dit non à plus de 70% au projet. Donc, ces messieurs de Gaz Métro, dans un effort de bon citoyen et de respect des désirs des gens, ont décidé de retenter leur chance à Lévis, soit à quelques centaines de mètres du site initial. Pour imager toute la beauté du geste de Gaz Métro, c’est comme si vous mettiez votre coloc un peu trop bruyant à la porte pour vous rendre compte qu’il vient de louer le 4 et demie du haut, tout en changeant son système de son pour un plus puissant qu’il se ferait ensuite un plaisir de mettre au dessus de votre chambre à coucher. C’est 100% légal, mais c’est aussi vraiment chiant. Pour ce qui est du projet comme tel, on parle d’un port qui recevrait en moyenne un navire par semaine venant déverser son contenu à Lévis, lequel serait transformé sur place pour être ensuite acheminé dans le réseau de Gaz Métro. En tout, on parle d’un investissement de 700 millions de dollar, et, avouons-le, de retombées économiques appréciables dues aux nombreux emplois créés. Le site serait construit par un consortium composé de Gaz de France, Enbridge et Gaz Métro et importerait du gaz naturel provenant d’Algérie. Il y a de cela quelques semaines, Robert Tessier, le grand manitou de Gaz Métro, déclarait que le gaz naturel était un incontournable pour atteindre un développement durable. Je savais que Jojo Savard s’était jadis fourvoyée dans ses prédictions en omettant de prévoir sa faillite, mais insinuer que le gaz naturel est l’énergie verte de l’avenir, ça dépasse les bornes. Moi qui pensait que l’éolien et l’énergie solaire étaient entièrement renouvelables. D’ailleurs, avec les 700 millions investis dans le projet, des éoliennes, on en construirait un méchant paquet. Sans parler que, côté approvisionnement, la situation des vents au Québec m’apparaît beaucoup plus stable que la situation géopolitique de l’Algérie. De plus, le port méthanier permettrait de faire une pression à la baisse sur les prix, augmentant ainsi la consommation, ce qui serait de mauvais augure pour Dame nature. Finalement, question de rajouter une cerise sur un sundae déjà trop plein de calories, il y a fort à parier qu’André Caillé, PDG d’Hydro-Québec, rêve déjà d’y inclure une centrale thermique. Après tout, il s’agit du même homme qui avait présenté 11 projets de centrales thermiques en 2003. Bref, on parle ici d’une belle aberration que les gens de Lévis ont encore la possibilité de refuser, car le maire, Jean Garon, souhaite tenir un référendum sur la question. Mais comment pourrait-on demander à la population de faire un choix juste et éclairé, compte tenu du fait que Gaz Métro a déjà dépensé plus d’un million de dollars en publicité pour faire la promotion du projet? Le Parti vert a bien beau être contre, mais il ne dispose pas du centième du budget pour y faire face. On assiste donc à une bataille inégale entre super riches et écolos au budget plus que modeste pour convaincre l’opinion publique. De plus, une décision visant à privilégier la filière thermique au détriment de l’éolien ou du solaire ne devrait pas concerner seulement les citoyens de Lévis, mais bien la province en entier. Certains optimistes de nature espèrent toujours que le ministre de l’Environnement s’en mêle pour empêcher le tout, mais venant de quelqu’un qui n’avait rien de particulier à dire contre le Suroît et qui approuve le prolongement de l’autoroute 25, mieux vaut ne pas trop rêver. REFUGE POUR SAC À DOS Tout près du centre-ville, au 1030, rue Mackay, on retrouve la seule auberge de la réputée Fédération internationale des auberges de jeunesse (FIAJ) à Montréal. Elle peut y recevoir 255 voyageurs dans des chambres privées ou des dortoirs de 6 à 10 personnes. L’auberge, cotée 3 étoiles, nombre maximal pouvant être décernées à ce type d’hébergement, tente de maximiser la satisfaction de sa clientèle en offrant de nombreux services : café-bar, bureau de change, accès à Internet, buanderie et cuisine communautaire sont tous réunis sous un même toit. De plus, des activités et sorties sont organisées pour les touristes intéressés à en apprendre davantage sur l’histoire et la culture des Montréalais. À la veille de la Saint-Patrick, Jean-Baptiste Dupuy, 29 ans, a assisté, dans la salle commune de l’auberge, à une rencontre dont le thème était l’histoire des Irlandais à Montréal. Ce touriste français a apprécié que les gens de l’auberge l’amènent au défilé et lui permettent de rencontrer d’autres voyageurs par la même occasion. Au Québec depuis juin, mais à Montréal depuis seulement deux jours, il appréciait le fait d’avoir déjà fait la connaissance de globe-trotters. Ayant déjà logé dans quelques auberges en Europe, il trouve que celle de Montréal se compare à plusieurs qu’il a auparavant visitées et est peut-être meilleure que certaines autres. Pour Oswald Quetant et ses cinq amis du Massachusetts, il s’agit d’une première expérience dans une auberge de jeunesse. Plutôt habitués de loger dans des YMCA lors de leur voyage dans différentes régions des États-Unis, ils ont été agréablement surpris de l’endroit. Hôtel pour petit budget Le coût d’une nuitée en dortoir est de 23$ pour les membres et de 27,60$ pour les non-membres. L’auberge est consciente que les prix ne sont pas les plus bas, mais considère qu’ils sont malgré tout raisonnables. Quant aux touristes interrogés, ils sont tous unanimes, affirmant que les prix sont tout à fait abordables et comparables aux autres auberges de l’organisation internationale. En fait, devenir membre de la FIAJ permet principalement aux voyageurs de tous âges d’accéder au plus grand réseau d’hébergement à petit budget au monde. Tourisme en santé l’été L’hiver, l’auberge de jeunesse de Montréal affiche rarement complet. La clientèle hivernale se distingue d’ailleurs amplement de l’estivale. «L’hiver, on accueille beaucoup d’Australiens, de Brésiliens, davantage de groupes scolaires et parfois des itinérants», explique Victoria Shan, réceptionniste. La saison forte commence à partir de la mi-mai et se termine en octobre. Durant cette période, il est impossible de satisfaire à la demande. Les gens semblent vraiment venir de partout dans le monde pour visiter Montréal. Comme il s’agit d’une association à but non lucrative, le personnel se permet de donner une liste d’une dizaine d’auberges non reconnues, mais qui permettent à tous de trouver un lieu où séjourner. Le désavantage de ces auberges est qu’elles sont souvent petites, moins salubres, mais affichent cependant des prix quelques peu plus avantageux. Actuellement, la direction de l’auberge est en pourparlers avec la ville afin d’ouvrir un plus grand établissement pour ainsi accommoder le plus de touristes possible. Une page de notre histoire Le réseau d’auberges de jeunesse est très populaire. Plusieurs s’en réclament les instigateurs. Une rumeur prétend que la première auberge de jeunesse aurait été implantée ici, au Canada. C’est une institutrice du nom de Mary Belle Barclay qui aurait ouvert la première auberge en 1933, dans les avant-monts à l’ouest de Calgary, en Alberta. Le mouvement des auberges de jeunesse se serait ensuite développé et donné pour mission d’aider les gens, en particulier les jeunes, à mieux connaître les peuples, les lieux et les cultures. Actuellement, on retrouve plus de 4500 auberges de jeunesse réparties dans 60 pays. |
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